Connaître les risques majeurs

Le territoire intercommunal est exposé à différents risques naturels et technologiques : inondations, mouvements de terrain, feux de forêt, risques industriels ou encore transport de matières dangereuses.

Ces phénomènes peuvent affecter la sécurité des personnes, les biens, les réseaux ou les services essentiels. Mieux les connaître, c’est déjà mieux s’y préparer.

Cette page permet de mieux connaitre :

  • Les risques identifiés sur notre territoire
  • L’historique des évènements marquants
  • La prise en compte des risques dans l’aménagement

Pour aller plus loin (cartographies détaillées, études, documents réglementaires…)
Accédez à l’espace documentaire technique (lien interstice).  

I. Les risques identifiés sur notre territoire

Le territoire intercommunal est marqué par une diversité de milieux naturels anthropiques, exposés à plusieurs aléas majeurs. Ces risques peuvent avoir des impacts significatifs sur la population, les infrastructures, l’environnement ou encore l’économie locale. Mieux les connaître, c’est déjà mieux s’y préparer.

Pour des informations plus détaillées (cartographies, données, études) : accédez à l’espace documentaire technique (Interstice)

Inondations de plaine

Les inondations de plaine sont liées aux crues lentes de l’Isère. Elles peuvent s’étendre sur de vastes surfaces et durer plusieurs jours. Les enjeux sont nombreux en fond de vallée : zones urbanisées, axes de circulation, activités économiques, réseaux essentiels...

Crues torrentielles

En montagne et en moyenne montagne, les crues torrentielles sont plus rapides, souvent brutales, et chargées de matériaux (bois, pierres, sédiments). Elles peuvent emporter routes, ponts ou bâtiments construits trop près du lit des torrents.

Glissements de terrain et chutes de blocs

Certaines pentes instables ou falaises exposent le territoire à des mouvements de terrain, lents ou soudains. Cela peut provoquer des fermetures de routes, des dommages aux bâtiments ou isoler temporairement des hameaux.

Incendies de forêt

Des départs de feu peuvent survenir en période de sécheresse, notamment sur les versants boisés ou à proximité des zones habitées. Leur propagation dépend de la météo, de la topographie et de l’accessibilité pour les secours.

Risque sismique

La zone est située en zone de sismicité 4 sur 5. Des secousses peuvent survenir, avec des effets plus ou moins marqués selon la nature des sols et la vulnérabilité des constructions.

Avalanches

Certaines zones de montagne du territoire sont exposées au risque d’avalanche. Ce phénomène naturel peut survenir à la suite de fortes chutes de neige, de redoux ou de vents violents. Les avalanches peuvent menacer des routes, des habitations ou des infrastructures isolées en altitude.

Rupture de barrages

Il n’existe pas de barrage sur le territoire intercommunal, mais plusieurs ouvrages situés dans les départements voisins peuvent avoir un impact en cas de rupture. Bien que ce risque soit très faible grâce à des dispositifs de surveillance renforcés, les conséquences potentielles justifient une vigilance particulière. Des zones d’inondation ont été modélisées à titre préventif pour anticiper l’arrivée d’une onde de submersion.

Risques technologiques

Le territoire est concerné par le transport de matières dangereuses (routes, voies ferrées) et, par la présence d’activités industrielles sensibles. Cela peut entraîner des risques d’incendie, d’explosion ou de pollution accidentelle.

II. Historique des événements marquants

Les événements passés sont des repères essentiels pour comprendre la vulnérabilité du territoire. Inondations, mouvements de terrain, incendies ou autres aléas ont déjà touché certaines communes, parfois avec des conséquences lourdes pour les habitants et les services.

Cette page présente des événements marquants ayant eu lieu sur notre territoire, en s’appuyant sur les retours d’expérience des communes, les archives et les bases de données nationales. Ces témoignages du passé permettent d’éclairer les enjeux actuels, de mieux cibler les zones sensibles et d’adapter les actions de prévention et de préparation.

Ecroulement du Mont Granier - 1248

En 1248, une partie de la falaise calcaire du Mont Granier (1 933 m d’altitude), dominant la cluse de Chambéry, s’effondre brutalement. Cet écroulement déclenche d’énormes coulées de boue emportant des blocs de plusieurs centaines de mètres cubes. Propulsés à plus de 60 km/h, ces matériaux parcourent plus de 8 km, atteignant la cluse de Chambéry et la plaine de l’Isère. On estime le nombre de disparus suite à cette catastrophe à 1000 personnes.

Crue de l’Isère - Novembre 1859

Le 2 novembre 1859, Grenoble est submergée sous plus d’un mètre d’eau. À La Buissière, des fermiers, encerclés par 500 à 600 mètres d’eau, ne peuvent être secourus qu’en barque. Ils perdent récoltes et une partie de leur mobilier. À La Pierre, bien que les digues résistent, la rupture d’une chaussée au Bas-Tencin provoque l’inondation de la partie basse de la commune. Les cultures restantes, les meules de paille et de blé, ainsi que les réserves de foin sont emportées ; certaines zones restent sous l’eau plusieurs jours. À Saint-Nazaire, Saint-Ismier et Gières, la plaine se transforme en lac. À Gières, les stocks de matériaux destinés aux tuileries locales sont entièrement détruits.

Crues torrentielles des balcons de Belledonne - Août 2005

Les 22 et 23 août 2005, de fortes pluies prolongées sur le massif de Belledonne provoquent la crue de plusieurs torrents. Les dégâts s’étendent jusqu’à la plaine du Grésivaudan. Si la pluie est l’élément déclencheur, d’autres facteurs aggravent la situation : infrastructures hydrauliques insuffisantes ou vétustes (ponts, buses, digues), lits des torrents mal dimensionnés et absence de gestion du transport de matériaux solides. Environ 140 habitations sont gravement touchées, et l’activité économique subit d’importantes pertes : usines papetières et centrales hydroélectriques inondées, routes et ligne ferroviaire Grenoble–Chambéry coupées.

Tempête Eleanor - Janvier 2018

Début janvier 2018, la tempête Eleanor, nommée par la météo irlandaise, traverse la moitié nord de la France avec des rafales dépassant 100 km/h sur un quart du territoire. Classée 19e tempête majeure depuis 1980, elle entraîne d’importants dégâts et perturbe fortement les transports. Elle cause aussi plusieurs drames : le 4 janvier, une personne meurt dans sa maison inondée à Crêts-en-Belledonne ; un sapeur-pompier disparaît dans les gorges du Breda ; un agriculteur est retrouvé enseveli sous la neige en Savoie ; la veille, en Haute-Savoie, un skieur est tué par la chute d’un arbre.

Crue du torrent du Monfort - Décembre 2021

Le 29 décembre 2021, un épisode météorologique exceptionnel touche la vallée du Grésivaudan, provoquant la montée rapide de nombreux cours d’eau. Le torrent du Montfort, situé entre Lumbin, Crolles et le Plateau des Petites Roches, subit des désordres majeurs nécessitant un important déploiement humain et matériel. La crue, d’une ampleur proche de celle historique de 1928, détruit notamment le funiculaire inauguré en 1924.

III. La prise en compte des risques dans l’aménagement du territoire

Construire ou aménager dans une zone exposée à un risque majeur engage la sécurité des personnes, mais aussi la pérennité des biens et des réseaux. Pour cette raison, les règles d’urbanisme prennent en compte les aléas identifiés sur le territoire afin de prévenir de nouvelles situations à risque.

Sur notre territoire, plusieurs documents encadrent cette prise en compte :

  • Les Plans de Prévention des Risques (PPR), ou documents équivalents (PER, « R111-3 ») prescrits par l’État, délimitent les zones exposées à certains aléas (inondations, mouvements de terrain…) et y fixent des règles d’urbanisme.
  • Les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) doivent intégrer les documents de prévention des risques lorsqu’ils existent. Ils peuvent également intégrer une carte des aléas sur le territoire, qui complète ou actualise les documents de l’Etat. En complément, ils peuvent intégrer des règles d’urbanisme adaptées aux enjeux, comme le classement en zone inconstructible de secteurs exposés à des risques identifiés ou l’encadrement de certaines formes de construction.
  • Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) définit les grandes orientations d’aménagement à l’échelle intercommunale, en intégrant une réflexion sur la vulnérabilité du territoire aux risques naturels et technologiques.

Pour consulter les documents réglementaires applicables, et les cartographies d’aléas, rendez-vous dans l’espace documentaire technique.( (Interstice)